Top 2015 (#30)

Cette année fut, musicalement, une des plus satisfaisantes depuis que je garde une trace de mes admirations. Je ne peux certes pas y chercher de raisons objectives, mais peut-être est-ce en partie parce que les albums qui constituent le haut de mon classement se sont imposés plus immédiatement que les années précédentes. On ne résiste pas à l’argument de la beauté, surtout lorsqu’il se réitère à quelques semaines d’intervalles.

C’est l’une des raisons pour laquelle je m’autorise cette année à classer 30 disques, et qui plus est à tricher avec des ex-aequo à deux reprises. Ce n’est pas très sérieux de ma part.

30. Un paquet cadeau avec cinq bons albums d’indie rock anglo-saxons

Voilà, je commence mal. En trentième place, cinq disques très plaisant, creusant un sillon assez connu pour les gens de ma génération, et dans lequel il serait absurde de prétendre qu’une part de nostalgie ne joue pas. Ce fameux rock indé des années 90, ici bien réalisé, sans désir de révolution mais sincère. Il y a vingt ans, ces groupes auraient été en couverture des journaux, ils auraient été à l’affiche des festivals d’été. Aujourd’hui c’est une niche avec un passé glorieux. Je ne crois pas trop à la hiérarchie des genres implicite dans notre petit milieu. J’accepte volontiers que les albums de Kendrick Lamar ou de Arlt sont fantastiques pour ceux qui les aiment, mais je ne crois pas à une supériorité intrinsèque qu’ils auraient, à une crédibilité supérieure. Tout ce folklore est assez ridicule, au final, lorsqu’on écoute quelques pages du Sacre du Printemps, composé il y a 102 ans. Bref, je suis heureux que de tels disques continuent d’exister, que de jeunes groupes s’y emploient, et que l’on continue de composer des morceaux avec des power chords en 2015.

Hop Along – Painted Shut

S’il y a un de ces artistes à suivre, c’est certainement Frances Quinlan, qui signe ici une dizaine de morceaux vraiment très prometteurs.

Adventures – Supersonic Home

J’ai envie d’avoir leur âge et de rejoindre leur groupe, là, maintenant.

Antartigo Vespucci – Leavin’ La Vida Loca

Chris Farren et Jeff Rosenstock (qui a produit cette année un album que l’on retrouvera très haut dans ce classement) vivent à deux opposés des Etats-Unis et ont chacun leur autre, vrai, groupe. Je ne sais pas comment ils font, mais c’est le deuxième album de pépites power-pop en deux ans qui nous arrive de ces deux là.

Trust Fund – Seems Unfair

Voix de tête + pédales fuzz : what’s not to like ?

The World Is A Beautiful Place & I Am No Longer Afraid To Die – Harmlessness

Un album un peu plus ambitieux, pour finir.

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