Dix minutes pour les nazis, dix minutes pour les juifs

Comme à l’habitude, Guillermo vient d’écrire tout ce que je m’apprétais à dire sur l’affaire Raoult et cette pauvre – mais très admirable – Marie NDiaye (et il le dit en mieux, bien entendu).

Il souligne notamment une évidence que le journal de France Inter, tout à l’heure, jugeait curieusement superflue : au moment de l’interview donnée aux Inrockuptibles, Marie NDiaye n’était pas lauréate du prix Goncourt. Quand bien même un « devoir de réserve » s’appliquerait à la suite de ce choix, la remontrance est grotesque car la « faute » antérieure. (Evidemment, ce droit de réserve n’existe pas, puisque l’Académie Goncourt est une association loi 1901, pas un service de l’Etat.)

Guillermo a donc raison : c’est de la part de Raoult de la pure polémique destinée à toucher la frange la plus abrutie de la population française. Il est inutile de préciser que cela va fonctionner ; le roi des cons, me dites pas qu’il est portugais.

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