Rage
« Before I had a kid, I found it fairly easy to be fatalistic, but that despair has now mostly been replaced with rage. » — Efrim Menuck
« Before I had a kid, I found it fairly easy to be fatalistic, but that despair has now mostly been replaced with rage. » — Efrim Menuck
Against Me! a gagné le mois de janvier 2014 en ce qui me concerne.
Christian Donlan, Inside Monopoly’s secret war against the Third Reich — Eurogamer, january 2014
DISCUSSED: Harry Houdini, prisoners of war playing Monopoly, stage magicians in the secret services, compasses and maps hidden in boots and games’ boards
Word of the day: Propinquity.
The propinquity effect is the tendency for people to form friendships or romantic relationships with those whom they encounter often, forming a bond between subject and friend. (…) In other words, relationships tend to form between those who have a high propinquity.
Pour moi, la lecture de l’année au rayon « Musique », ça aura été Bad Vibes, du bad boy Luke Haines (même s’il date de 2009). Des mémoires acides au sous-titre plus qu’évocateur : Britpop and my part in its downfall. Bien sûr, la chute est celle de son groupe, The Auteurs, responsable de trois fabuleux albums dont les deux derniers n’ont jamais atteint les chiffres de vente du premier — sauf en France, oh the shame! pour un englishman, bien plus que celle d’Oasis et ses pairs. Luke Haines n’aime personne, pas les autres groupes anglais de l’époque (les 90s), pas les américains qui restent complètement indifférents à sa musique, pas les gens de l’industrie du disque, et même pas les membres de son groupe — l’un d’eux ne sera même jamais nommé par son nom, juste the Cellist.
C’est extrêmement drôle, jouissif si on a vécu même avec distance les grandes heures de la britpop (Damon Albarn et les frères Gallagher, entre autres starlettes, passent pour des gros cunts), les notes de bas de page sont les plus géniales depuis l’invention de l’imprimerie, et le personnage le plus pitoyable dans tout cela est Luke Haines lui-même, vélléitaire et snobinard, incapable de se contrôler et orgueilleux, mais délicieusement sarcastique comme seul un anglais peut l’être. Et, avec Morrissey probablement, l’un des seuls rockers qui sait écrire avec style.
Paul Tough, A Speck in The Sea — The New York Times Magazine, january 2014
DISCUSSED: a stupid move, Long Island fishermen, a fun-loving loudmouth riding an unicycle literally losing his best friend, letting something for your parents to bury
Lincoln Steffens, The Shame of Minneapolis — McClure’s Magazine, january 1903
DISCUSSED: hating strict laws, charity for the destitute, disorderly houses & opium joints, regulating lawlessness, wanting to accomplish
MY POINT: like a whole season of The Wire, but written in 1903. One of the seminal articles of « muckracking » journalism, that « shaped investigative journalism in America ».
Jeff Sharlet, Voice and Hammer — The Virginia Quarterly Review, fall 2013
DISCUSSED: Harry Belafonte, outsolding Elvis, the safest Negro in America, $800.000 to stop putting black and white backup singers together on TV, the best band in jazz, the scandal of marrying a white woman, one of the Civil Rights Movement’s biggest donors
« L’agonie a ses ruades ; en langue politique, cela s’appelle réaction. »
— Victor Hugo
« Accuser les autres de ses malheurs est le fait d’un ignorant ; s’en prendre à soi-même est d’un homme qui commence à s’instruire ; n’en accuser ni un autre ni soi-même est d’un homme parfaitement instruit. »
« Que tout ce qui te paraît le meilleur soit pour toi une loi intransgressible. »
— Manuel d’Épictète (IIème siècle ap. J.C.)
Vous avez peut-être vu ces derniers mois l’un de ces articles sur le « retour de l’emo » dans un webzine musical. Personnellement, je me retrouve dans l’avis de ce commentaire que j’ai lu sous l’un de ces papiers : déjà la première fois, l’emo je ne l’avais ni entendue venir, ni entendue repartir, alors aujourd’hui…
Heureusement, il y a des exceptions, comme le duo Dads (du New Jersey). Dans son numéro de l’été dernier, The Believer consacrait plus d’une page à leur dernier album American Radass (This Is Important), expliquant de façon convaincante qu’il s’agit peut-être plutôt d’anti-emo. Ce qui veut dire, je crois, que tout en reconnaissant la valeur artistique des sentiments (et plus que cela), ce groupe les interprète avec distance et maturité. Tout en faisant du bruit avec la guitare et des blagues puériles. Exemple de paroles : « One day you’ll be married, / and you won’t have to feel / dirty purchasing pregnancy tests from / convenience stores with your best friend ».
Un groupe fun et qu’on n’a pas honte d’aimer. Leur blog fait même office de courrier des lecteurs assez drôle.
En concert au Batofar mercredi 4 décembre 2013 (avec Jean Jean en première partie).