Jérôme Attal (12.01.04)

On ne peut plus retrouver qu’à peu près les ambiances et les choses, les Noëls de l’enfance et les amitiés désincarnées d’un cycle lointain, les émotions et les jambes des filles et les pliures dans lesquelles se risquer ; il faut beaucoup de force, d’emportement, de fulgurance pour se sortir de tête l’empire de l’à peu-près.

Bienvenue en Chine…

Bienvenue en Chine…

Interpellons les députés !

Pour résumer les incroyables conséquences de la loi de Nicole Fontaine :

– Responsabilité pénale de l’hébergeur pour les contenus de tous les sites

– Responsabilité pénale de l’hébergeur et du responsable éditorial des contenus postés sur les forums de discussion

– Les courriels (e-mails) ne relèvent plus de la correspondance privée !

– A court terme, filtrage « à la chinoise » de l’Internet français : les pages hébergées à l’étranger et interdites devront être bloquées par les fournisseurs d’accès hexagonaux

[Mise à jour 14/01 : j’ai oublié un point loin d’être anodin : ]

– Autorisation du spam « à destination des personnes physiques et morales inscrites au Registre du Commerce et des Sociétés » (vous savez le déceler en examinant une adresse e-mail, vous ?)

La L.E.N. pour les Nuls, résumé synthétique.

(Je ne suis pas un) Hiéro-

(Je ne suis pas un) Hiéro-

Je poursuis mes explorations du préfixe hiéro- (du grec, « sacré ») grâce au Trésor de la Langue Française.

hiéromancie, subst. fém. « Science divinatoire par des offrandes aux dieux, en particulier par l’examen des victimes ».

hiérophanie, subst. fém. « Manifestation du sacré, révélation d’une modalité du sacré ». Le christianisme (…) établit une visée de Dieu sur une sélection de faits ou d’objets « révélateurs de Dieu », selon le processus de toutes les hiérophanies connues dans l’histoire (Philos., Relig., 1957, p. 38-10).
Il n’y a que Pynchon pour encore employer un tel terme (Vente à la criée du lot 49, chap. II), les autres auteurs se contentant généralement d’une banale « épiphanie » (« manifestation d’une réalité cachée »).

…les termes de formation fr. [à partir de hiéro-] sont peu nombreux et la vitalité actuelle de l’élém. est faible. À signaler p. ex. hiérophobie, subst. fém. « crainte morbide des choses du sacré » (Méd. Biol. t. 2 1971) et hiérocratisme, subst. masc. « mode de gouvernement clérical ». Certains théologiens extrémistes (…) du moyen âge finissant (…) aux yeux desquels tout pouvoir, temporel comme spirituel, appartient au Pape, qui délègue à l’Empereur et par lui aux rois (…) le pouvoir temporel (…). C’était là ce qu’on peut appeler un théocratisme clérical ou un hiérocratisme (MARITAIN, Human. intégr., 1936, p. 117).

Bonnes galettes !