Top 2015 (#26)

26. Israel Nash – Israel Nash’s Silver Season

Difficile d’aborder Israel Nash sans admettre immédiatemment que oui, on ne trouve aucun musicien aujourd’hui qui ne soit plus redevable à Neil Young. Mais il faut alors ajouter aussitôt que Silver Season est un bien meilleur album que tous ceux qu’a enregistré Neil Young* depuis dix ans, même en incluant les bons (qui commencent à dater peu). Et c’est la seconde fois qu’il nous fait le coup (cf. Rain Plans).

Il n’y a personne aujourd’hui qui produise de rock cosmique si farouchement américain, qui fasse sonner chaque corde de sa guitare si nettement au milieu d’un glorieux tapage, qui compose avec une telle facilité des morceaux qui sonnent comme des classiques oubliés d’une apocryphe septième face de Decade.

* Le bon usage de la langue française voudrait qu’ici, plutôt qu’une répétition du nom de Neil Young, j’écrive The Loner ; mais si ma prose a bien des défauts, il est hors de question que je sonne comme du Philippe Manoeuvre. Si un jour j’écris un blog d’Histoire de l’art (spoiler : ça n’arrivera pas), il n’y a aucune chance que vous me voyez nommer le peintre de la Cène « Léonard », comme si nous étions de vieux potes. En revanche le seul « Johnny » digne qu’on lui consacre de l’attention dans cette courte vie est bien, comme vous vous en doutez, Johnny Cash.

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