Un meme sympa, pour une fois (via kottke) : aller sur cette page de citations aléatoires et la recharger jusqu’à en avoir extrait cinq passages qui vous parlent ou vous ressemblent :

« I am going to concentrate on what’s important in life. I’m going to strive everyday to be a kind and generous and loving person. I’m going to keep death right here, so that anytime I even think about getting angry at you or anybody else, I’ll see death and I’ll remember. »
— Diane Frolov and Andrew Schneider, Northern Exposure, Do The Right Thing, 1992

« Say all you have to say in the fewest possible words, or your reader will be sure to skip them; and in the plainest possible words or he will certainly misunderstand them. »
— John Ruskin (1819 – 1900)

« One of the symptoms of an approaching nervous breakdown is the belief that one’s work is terribly important. »
— Bertrand Russell (1872 – 1970), Conquest of Happiness (1930) ch. 5

« He who postpones the hour of living rightly is like the rustic who waits for the river to run out before he crosses. »
— Horace (65 BC – 8 BC)

« I love quotations because it is a joy to find thoughts one might have, beautifully expressed with much authority by someone recognized wiser than oneself. »
— Marlene Dietrich (1901 – 1992)

Et en bonus :

« As a scientist, I am not sure anymore that life can be reduced to a class struggle, to dialectical materialism, or any set of formulas. Life is spontaneous and it is unpredictable, it is magical. I think that we have struggled so hard with the tangible that we have forgotten the intangible. »
— Diane Frolov and Andrew Schneider, Northern Exposure, Zarya, 1994

Phnomenon : Why travellers dislike Khmer food

The best of Khmer food is about balancing your meal as a whole. Where single Thai dishes might attempt to balance spicy, sour, sweet, salty (and occasionally, umami and bitter) in a single bowl, Khmer food goes about achieving the same balance through multiple dishes with diners themselves seeking gustatory equilibrium over the course of the meal.

Including a few words on the much-loved « Loc Lac ».

Je n’ai pas lu le rapport du Pew Research Center sur les préoccupations des musulmans en Europe et dans le Monde, souligné aujourd’hui sur Embruns (avec un gros zeste d’anticléricalisme primaire (mais au moins Laurent ne nous parle pas de sa vie sexuelle, nous devons nous estimer heureux)). Je ne l’ai pas lu, mais la série de graphiques qui l’accompagne remet en cause un bon paquet d’idées reçues (reçues par le parti ségoléno-sarkozyste, pas par ceux qui ont déjà adressé dans leur vie la parole à des musulmans en France). Comble du comble, parmi les quatre pays d’Europe Occidentale étudiés, les musulmans français sont ceux qui ont la meilleure opinion des Américains… Et ils sont quatre cinquièmes à estimer que leur « communauté » souhaite plutôt « s’intégrer » que se balkaniser, là aussi un record.

Joel on Software :
Three Management Methods (Introduction) :

Je trouvais (et trouve toujours) cette série d’article formidable (“Enfin un manager en mode no-bullshit ! Champagne !”), mais le dernier volet est un peu décevant : Joel y décrit un exemple (son exemple) et pas une méthode au sens large. C’est donc plus pertinent sur ce qu’il ne faut pas faire que sur ce qu’il faut faire. C’est déjà pas mal.

Tales of Asia / Bronwyn Sloan : Phnom Penh Perspective: Child Abuse

My translator asks him how old he is. « I’m 16, but tell the foreigner I am 14, » he says in Khmer. The age of consent in Cambodia is 15. He tells how he targets foreigners he thinks are looking for young or under aged sex. Sometimes, he says, he calls a non-government organization himself. They know he is 16, but they turn a blind eye. Sometimes, he claims, he co-opts other, younger children and places them in dangerous situations to help the organization build a stronger case. Does the organization know about this, we ask. « They must, » he says.

On aime à se rassurer en pensant que l’hystérie anti-pédophile a pû être stoppée à Outreau par une justice qui fonctionne tant bien que mal. Au Cambodge, où les magistrats sont notoirement corrompus, où l’Occident demande pressament des gages dans la lutte contre l’exploitation sexuelle (on ne rigole pas avec les croisades de George), et où un fatras d’ONG bancales chaudement planquées à Phnom Penh doivent justifier annuellement de leur résultats auprès de leurs donateurs institutionnels et privés, il semble qu’il n’y ait rien de plus facile que de faire accuser le premier barang venu.

Grâce à Tehu, je découvre ce texte magistral de l’ami Plinous (le Shakespeare de Haute Normandie*), que j’ai raté à mon époque infirmières & cathéters : Melounss c’est melon.

Quand Vincent est arrivé chez mes grands-parents, mon père avait huit ans. Lorsqu’une dizaine d’années plus tard mon père présentait l’élue de son coeur à ses parents, Vincent dit simplement à la fin du repas : « quand tu n’en voudras plus de ta femme tu me la prêteras ? »

* Vous en connaissez beaucoup, vous, des allumés qui racontent leurs vacances en sonnets ?

Jason Kottke : How I Blog. Les sept facteurs qui rentrent en compte dans la décision de Jason de publier un lien ou un billet. En première analyse, j’y souscris.

Il y a des liens dans mon agrégateur sur lesquels je ne peux m’empêcher de cliquer. Le potentiel comique de celui-ci était irrésistible : Philippe de Villiers appelle les Cubains à se révolter (Le Monde !).

Un autre article amusant, mais de manière tout à fait consciente celui-là : New York Times, Au Revoir, Freedom Fries

In the last few weeks, Congress has quietly changed the name of the « freedom fries » sold in its cafeterias back to French fries.

A French Embassy spokeswoman gamely told The Associated Press at the time that « we are at a very serious moment dealing with very serious issues, and we are not focusing on the name you give to potatoes. »

Au nom de cette amitié retrouvée, et puisque le débat du moment semble être de savoir si la France va envoyer des troupes au Sud-Liban (comme le souhaite la Maison Blanche mais pas la Madrague de Brégançon), pourquoi ne ferait-on pas d’une pierre deux coup en expédiant Arno « Toutou » Klarsfeld dans son treillis encore frais ? Ici, on en serait débarassé, et là-bas, compte-tenu de sa haute expérience militaire, il n’empêcherait pas grand monde de s’entre-bombarder.

Et il faut que je trouve le temps d’aller à Rouen avant la fin août.