Les méthodes du laboratoire Servier

Les méthodes du laboratoire Servier

Cela fait plus de dix ans que j’attends un tel dossier sur le laboratoire Servier, deuxième groupe pharmaceutique français. Il est dommage qu’il ait fallu attendre les 500 morts du Mediator (hypothèse conservatrice), sans compter les dommages sur la santé mentale des salariés (de mauvais esprits pourraient prétendre que France Télécom, c’est gentillet à côté) :

Les méthodes de l’ombre du labo Servier
La technique de l’intimidation
L’avocat [Nicolas] Sarkozy, conseiller « historique » de Servier (avec Raymond Soubie)
Jacques Servier, homme à flammes
Un labo dopé aux politiques

Jacques Servier habite à Neuilly-sur-Seine (92) depuis plusieurs décennies et, il y a une douzaine d’années, son bureau au sein des laboratoires Servier se trouvait dans les locaux de l’entreprise dans cette ville (son siège social officiel se trouve à Suresnes (92)). J’ignore si cela a changé depuis ; j’en doute.

Gawker = shite

Gawker = shite

Le réseau de sites Gawker a été hacké jusqu’à la corde.

Si vous aviez un compte chez eux (pour poster des commentaires), ces abrutis stockaient votre mot de passe dans leur base de données sans salage et en utilisant un algorithme de cryptage notoirement obsolète. Juste ridicule en 2010. (Et si vous aviez les mêmes mots de passe et identifiant sur un autre site, par exemple un vendeur web avec vos informations de carte de crédit, le monde entier y a accès désormais.)

Ici, on ne pleure pas sur le sort de Nick Denton, entrepreneur internet depuis plus de 10 ans, qui laisse passer ça. On note juste que c’est la même personne qui passait pour un analyste géopolitique fiable il y a quelques années lorsqu’il encourageait l’invasion de l’Irak, recueillant des sentiments admiratifs des deux côtés de l’Atlantique.

JOY dans Magic

JOY dans Magic

JOY dans Magic :

En définitive, on s’était plutôt bien remis de la mort de Venus. D’abord parce qu’il s’est passé plein de choses passionnantes dans la pop moderne depuis 2007, mais aussi parce qu’on avait la satisfaction d’avoir assisté à une carrière exemplaire – quatre albums et sept maxis, tous indispensables. Leur album final, The Red Room (2006), baissait le rideau d’élégante manière, dans un souffle de maturité rugueuse, forcément désenchantée.

Marc A. Huygens revient aujourd’hui égal à lui-même, avec sa voix de marin rimbaldien et sa guitare scintillante et orageuse, accompagné de la chanteuse-batteuse Françoise Vidick et de la violoncelliste suédoise Anja Naucler. Grâce à cette présence féminine forte et distinguée, il affirme à nouveau son âme bisexuelle, qui fait depuis toujours l’un de ses grands charmes (souvenez-vous de Perfect Lover). La joie qu’il appelle encore de ses vœux, c’est la communion entre musiciens occupant un même espace (physique, imaginaire, spirituel, sensuel), cet acmé frissonnant où la note semble bleue et nous élève avec elle. Et il y parvient, sur chacun de ces neuf morceaux longs, lents, enfiévrés et parfois funèbres, où crépitent les élixirs de Low (dont ils reprennent logiquement Long Way Around The Sea), mais qui sont avant tout les fruits d’une renaissance de Venus.

Seulement, ayant perdu dans la transmigration presque tout plaisir pop, on accueille ces chansons et les visions de cargos en flamme (ou de cœurs en cendres) qu’elles évoquent dans une intimité plus profonde, un recueillement nécessaire qui peut s’avérer douloureux. Mieux vaut ne pas être trop triste pour écouter Joy.

Michaël Patin

Je réfute sans surprise la première et la dernière phrase, mais le reste est splendide.

(Pour écouter.)

Scott Fitzgerald

Scott Fitzgerald

« The test of a first-rate intelligence is the ability to hold two opposing ideas in mind at the same time and still retain the ability to function. »

— F. Scott Fitzgerald

Aventure moderne

Aventure moderne

Radical Chic : La vie des morts

Rien de plus facile que d’ironiser sur ces jeunes qui se mobilisent pour la retraite. Comment, lycéens, étudiants, n’ont ils pas commencé à vivre qu’ils se préoccupent déjà de leur vulgaire sécurité de fin de carrière (…) On voudrait qu’ils soient des aventuriers, que leur jeunesse soit celle de l’invention. Entendre : qu’ils se démerdent.

Par contre, quand un certain président veut faire de la France un « pays de propriétaires », personne ne se rengorge. Ni les « essayistes » assermentés qui trouvent que tout à coup, la propriété est une aventure qui se pose là ; fonctionnaires non, retraités surtout pas, mais bien à l’abri dans leur patrimoine, ça oui.