Les Google Web Fonts, que l’on peut inclure dans toute page web, incluent quatre « subset » : Latin, Cyrillique, Grec… et Khmer ! Ne me demandez pas pourquoi pour une fois ce n’est un des puissants et peuplés voisins du Cambodge qui est à l’honneur… C’est en tout cas une excellente nouvelle pour en finir avec le Khmer en jpeg imbriqué, vieilles polices non Unicode ou PDF obligatoire.
La République Française, ça n’est pas que la mafia à tous les niveaux, le pantouflage, le racisme « décomplexé », les bombes et 25% d’électeurs fascistes.
C’est aussi, goutte d’eau dans un océan de vase certes, quinze ans de travail qui viennent de s’achever pour reconstruire le Baphuon (« ba-pou’-one»), l’un des plus grands temples d’Angkor, au frais de l’Etat français (c’est toujours ça que le CAC40 n’aura pas). L’exploit est d’autant plus admirable que les 300 000 blocs de grès de cet immense temple-montagne du XIème siècle avaient été démontés dans les années 70 mais l’inventaire correspondant détruit par les Khmers Rouges. L’équipe de l’E.F.E.O. a donc reconstitué un « puzzle en trois dimensions » dont chaque pièce pesait plusieurs centaines de kilogrammes.
France Inter a consacré un très beau reportage de cinquante minutes (écoutable en ligne) à ce monument et aux hommes qui ont participé à son retour à la vie.
(L’image de l’effondrement de 1943 — qui s’est produit en une nuit ! — m’a toujours semblée particulièrement effrayante.)
Bon Diable, qu’est-ce que j’ai ri ! Hatred, groupe de metal pré-adolescent et écossais, doit donner son premier concert dans deux semaines. C’est encore plus drôle que ce docu hilarant sur Metallica où James Hetfield se casse de répét’ tous les jours à quatre heures (de l’après-midi) car sa femme ou son psy (je ne sais plus) l’oblige à aller chercher son gamin à la crèche. Trop metal !
En plus ça se finit bien, et il y a là-dedans le papa le plus cool de toute la terre.
(File under: Les beaux gosses)
[A la Blogothèque], nous nous auto-censurions en bons prisonniers du cliché qui veut qu’une très solide culture, supposée grande ou supérieure, soit un pré-requis indépassable pour pouvoir comprendre [la musique classique]. Mais est-ce vraiment un cliché?
Ça parait tout simplement aberrant à première vue. Ça revient à considérer qu’il faut être capable d’identifier chaque sample d’un morceau de hip-hop pour en comprendre le propos, ou qu’il faut avoir été anthropologue à Tombouctou pour comprendre le jeu de Toumani Diabaté.
Mis à part un titre et un chapeau qui me font un peu crisser les dents, mon ex-camarade Alexandre offre là un excellent plaidoyer pour la musique notée, celle qui dure depuis un peu plus longtemps que Robert Johnson et qui doit donc peut-être n’être pas si inintéressante que ça.
L’opéra est un art qui peut être tellement fort, tellement intime, qu’il a déjà été, par deux fois, l’origine d’une révolution.
En 1830, une représentation de La Muette de Portici d’Auber (un français) à la Monnaie de Bruxelles galvanisera l’énergie des révolutionnaires (« Non, plus d’oppresseurs, plus d’esclaves / Combattons pour briser nos fers ») et aboutira à la création de la Belgique après séparation d’avec les Pays-Bas.
Quelques années plus tard, en 1842, Giuseppe Verdi donne à la Scala la première de Nabucco. Milan est occupée par les Autrichiens, dans l’œuvre les Hébreux — incarnés par un choeur omniprésent et personnage à part entière — sont opprimés par les Assyriens et leur roi, Nabuccodonosor. La douleur de l’oppression et le courage de la résistance du peuple parlent aux milanais. Au troisième acte, le célebrissime Va, pensiero résonnera pendant de longues années comme le chant de la libération en marche, et figure encore aujourd’hui comme hymne national bis. La fin de l’occupation adviendra six années plus tard, en 1848, dans le cadre du Risorgimento, la « résurrection » d’une Italie unie après des siècles d’éclatement en états pontificaux, cités-états et royaumes régionaux.
A l’occasion des 150 ans de l’Italie réunifiée, Nabucco a été donné à Rome il y a quelques jours par Riccardo Muti. La vidéo ci-dessous présente le Va, pensiero, qui est bissé (fait exceptionnel) et repris par le public après une intervention du maestro Muti, qui fustige le traitement de la Culture par le gouvernement. Berlusconi est dans la loge présidentielle. A côté d’un cardinal. C’est un moment exceptionnel.
« Until then the credits were referred to as ‘popcorn time.’ Audiences resented them and projectionists only pulled back the curtains to reveal the screen once they’d finished. Bass created some of the best title sequences ever for some of the best directors who ever lived (Billy Wilder, Alfred Hitchcock, Otto Preminger, Stanley Kubrick, Martin Scorsese) and some of the best films ever made (Vertigo, North by northwest, Anatomy of a murder, Spartacus, Goodfellas). »