Terreur à Epouville

Ayant sous la main une douzaine de joueurs, j’ai enfin pu essayer le jeu des loups-garous, que je m’étais procuré depuis quelques semaines. Bilan : excellent ; les villageois, loin d’être tous des hardcore-gamers, ont apprécié et en ont redemandés. Le stress monte très vite, surtout lors des fin de parties, lorsqu’il ne reste plus que 4 ou 5 joueurs vivants : chaque assassinat est crucial. Grande qualité du jeu : il est court, les parties durent trente minutes. Je le recommande.

English version of the rules : Werewolf by famous IF-designer Zarf, along with his brilliant advice and statistical analysis.

Top Secret ?..

Journée de Brouillage d’Echelon — 21 octobre 2001 : « …certains groupes et individus ont cru bon d’envoyer des tonnes d’e-mails truffés de « mots-clefs » censés attirer les « grandes oreilles » d’Echelon. En réalité, personne ne sait si cette tactique permet ou non de « brouiller » le programme Echelon. Il nous semble plus constructif d’inviter de faire tourner l’information en invitant les gens à visiter l’un des sites-miroirs de l’opération. » [via bUg <BR>Oth3r et son amusant générateur de mots-clés ]

Merci de limiter vos courriels du 21 octobre à trois ou quatre lignes purement informatrices avec un lien vers le miroir français, pas plus. La frontière avec le spam est proche. Et je ne crois pas au « brouillage » par mots-clés, surtout si la date est annonçée deux mois à l’avance.

Mais cela ne fait pas de mal de rappeler à tout le monde que l’e-mail est certainement le système d’échange le moins sûr de tous, encore moins que le courrier postal.

Technikart a sorti technikart.com, son hors-série d’été. Le principe est simple : ils ont recrutés deux stagiaires pour racler les fonds de tiroir du site web sur l’année écoulée, et ont recyclés tout ça dans un numéro papier. Bien entendu, c’est vain et agaçant — malgré l’encourageante discrétion de Benoit Sabatier —, à l’exception des articles de Patrick Williams et des deux premiers papiers sérieux de la carrière de Santolaria (?), dont un très intelligent sur le nevroting.

Mais bon, ça reste creux à la limite de l’arnaque (25ff en kiosques), et ça me conforte dans mon idée : je me réabonnerai pas. Et les lecteurs de cosmosonic sont d’accord avec moi…

[C5] 003 / At The Drive-In :: One-Armed Scissor

At The Drive-In n’est pas content. Fallait pas les énerver.

Leur beau pays, le Texas est en effet réputé pour ses exécutions capitales, son racisme d’Etat, son esclavagisme de fait, les chasses à l’Homme sur le Rio Grande, et surtout la famille Bush au grand complet… Ca donne envie d’y passer les vacances. Alors, pour exprimer leur dégoût de cette société de merde qui en plus n’a pas acheté leurs premiers albums, les ATDI se sont un jour laissé pousser les cheveux et fait produire par Ross Robinson, bien connu des ados à cheveux longs énervés par cette société de merde pour avoir enregistré Slipknot, Korn ou Vanilla Ice (si), groupes incontournables s’il en est (je plaisante, bien entendu).

Mais revenons à la chanson : les ATDI sont des bêtes de scène. Partout où ils passent (l’est du Texas, le Nord du Texas, voire parfois le centre du Texas), les concerts sont explosifs et le public abonde d’éloges (« yo, man, ça kiffe trop »). Même les Beastie Boys le remarquent et, avec le flair dont ils sont coutumiers (Ben Lee, Luscious Jackson, Bran Van 3000…), les font signer sur leur infaillible label Grand Royal. Et là l’équation devient sous nos yeux ébahis d’une évidence rare : énergie live hors du commun + producteur expérimenté + groupe à forte personnalité + label hype + arrivée à maturité = tout pour plaire ! Et effectivement, l’album Relationship of Command évite les poncifs gôchistes entrevus dans son titre et sonne comme le chef-d’œuvre de l’année pour le keupon qui est en nous (si, si, il y a un keupon en toi, ami lecteur).

Le titre One-Armed Scissor, qui en plage 3 constitue le véritable point de décollage de l’album, est aussi le plus représentatif du style et de l’énergie ATDI : une guitare bien vilaine qui plaque de violents accords accompagnés par un chanteur très énervé mais fort heureusement en voix claire, et puis au détour d’un pont tout part dans une hypnotique spirale (aux alentours de 1’00) où s’entremêlent chant et guitare dans un tranchant duel dont l’énergie ressortira vainqueur.

Outre cet album incroyablement tendu comme une corde raide au dessus du précipice du ridicule (je maintiens les noms cités plus haut), l’attitude d’At the Drive-In est exemplaire : lors de leur concert parisien il y a quelques mois, face aux kids qui se lancèrent dans le crowd-surfing dès le premier morceau, ils arrêtèrent de jouer et expliquèrent :

" We guess you know the shit : no crowd-surfing, ’cause this is bullshit !

There are small people in the front, who are gonna be hurt. This is about the music, not about the fist !

Don’t do what the TV tells you. This is not MTV. Repeat after me : THIS IS NOT M.T.V. "

Ce jour-là, les gars, vous avez gagné mon putain de respect.

At the Drive-In : Rolodex Propanganda

Vous G-huit, Nous six milliards

spékulateurs gras réfugiés derrière politissiens fantôches réfugiés derrière fatalité. ah ah.

   carlo mort à vingt-deux ans      % berlusconi le facho (« ce G8 a produit un bon travail ») est konten de lui/ éteindre la télé éteindre la télé

           flics avinés paumés ivres de haine contre ceux ki pensent oui à la VIE

     messieurs on n’a plus guère parlé de vo gestikulations gang bang à 8 mais de deux cent milles voix qui s’élèvent pour dire NOUS

       le monde que NOUS voulon est pour tous même vous même vous. tous.