Enigme

J’ai tout oublié en probabilités, combinaisons, tout ça… Peut-être quelqu’un peut-il m’aider pour ce problème qui est probablement simplissime :

Dans une pièce, il y a n personnes. Quelle est la probabilité que deux d’entre elles soient nées le même jour (sans tenir compte de l’année) ?

Deux hypothèses :

– La loi de répartition des dates de naissances est uniforme : en clair, la date de naissance d’une personne donnée est aléatoire sur l’année.

– On ne tient pas compte des années bissextiles ; l’année fait toujours 365 jours.

En réalité, le problème se modélise aisément ainsi :

En tirant n entiers entre 1 et 365, avec remise, quelle est la probabilité que deux de ces nombres soient identiques ?

Et là je sèche. Quand je pense qu’il n’y a pas si longtemps je savais résoudre l’équation de Schrödinger

Les Net Jeux 2001, attribués par vote par les lecteurs du portail Ankou.com, ont été annonçés. Si vous cherchez un jeu de plateau digne de ce nom pour épicer vos soirées entre amis, cette liste est très recommandable.

Cow-boys

Je ne suis malheureusement pas un cinéphile (j’ai réussi à m’emm… durant Amélie Poulain, la preuve [ironie…]), mais il me semble important de rappeler le nom de Sam Peckinpah en cette période de retour des cow-boys : « si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous ».

Le vrai Western, ce n’est peut-être pas John Wayne, le bellâtre WASP invincible, mais The Wild Bunch (la Chevauchée Sauvage) et les autres, filmographie glauque où Peckinpah destructura tous les codes du genre et y introduisit le sang, l’injustice des « Bons » et le relativisme. M’étonnerait pas qu’on l’ait traité d’ennemi de la liberté, celui-là.

La Nuit des Rois

Si vous habitez le sud-est de Paris ou les environs, la Compagnie des Filles de Joie (sic) présente actuellement dans quelques kiosques du 12ème arrondissement cette délicieuse comédie de Shakespeare, sur le coup de 19h les samedi et dimanche. Nous y avons été de manière impromptue ce soir, après avoir croisé une charmante comédienne, et ce fut une excellente soirée. Pour 30 FF, vous auriez tort de vous en priver, mais pensez à vous habiller chaudement !

Tarte-aux-fleurs

J’aurai dû m’y attendre. J’ai pu voir Mad Max 2 l’autre soir, c’était trop beau, il fallait bien que je le paie… J’ai donc subi le début de Un automne à New York aujourd’hui.

Donc, Richard Gere est un vieux de 50 berges qui rencontre Wynona Ryder, 25 ans, dont la mère, décédée, était une bonne amie de Richard Gere avant sa naissance. Ils couchent ensemble. Richard Gere a des remords au sujet de la petite différence d’âge et s’en ouvre à Wynona, qui trouve un argument imparable pour balayer cette réticence : elle est atteinte d’une maladie incurable (pas le SIDA, en Amérique c’est pour les pédés et les drogués), il lui reste un an au mieux. C’est donc une « histoire sans avenir ».

Quelques plans plus tard, elle fait un malaise, suivi d’une visite à l’hôpital. J’aurai dû parier.

Encore quelques plans plus tard, scène d’anthologie : Wynona Ryder déclame une ligne d’Emily Dickison (ED a écrit de nombreux poèmes qui se présentent en quatrains, mais un quatrain complet c’est encore trop long pour le spectateur moyen, j’imagine). Richard Gere la regarde avec des yeux ronds, il est restaurateur dans le film.

Lui : C’est du Dalaï-Lama ? (Non, je déconne, il dit pas ça..)

Elle : Parlons plutôt de toi. Pourquoi aimes-tu tant la bouffe ?

Lui, emphatique : « La bouffe est la seule chose qui nous nourrit vraiment… »

Elle : C’est de qui ?

Lui : De moi.

Plus tard il la trompe avec une pouffe. Elle le largue. Il pleure. Elle le reprend. A ce moment-là, Nita s’écrie, la rage au ventre : « Quelle conne ! »

Moi j’abandonne et je viens vous raconter.

Un autre quatrain d’Emily

It’s such a little thing to weep,

  So short a thing to sigh;

And yet — by trades — the size of these

  We men and women die!

C’est chose si infime de pleurer,

  Si brève chose de soupirer.

Et pourtant par commerces de cette ampleur

  Nous hommes et femmes mourrons !

Life — XCI. 1924

Et rappelez-vous : La bouffe est la seule chose qui nous nourrit vraiment…

Les idées m’effleurent mais sont abandonnées avant d’avoir pu se concrétiser en mots ; les liens explorés me paraîssent redondants et sont oubliés. Rédiger ce weblog aura été réellement jouissif durant tout le mois d’août, mais après mes vacances j’ai du mal à repartir. Même pour cette simple entrée, je bute sur chaque mot.

Christophe, je ne suis pas digne de l’honneur que tu me fais : je n’ai pas le courage de rebondir sur plein de sujets que tu évoques, et notamment l’actualité musicale. Peut-être ce week-end… Juste un mot : don’t believe the hype, inutile de se procurer l’album des Strokes ; deux ou trois chansons sympathiques mais dans l’ensemble un son terriblement vieux (je ne sais comment dire autrement), attristant chez un si jeune groupe.

The man who was already dead

Venus en concert sur la RTBF 2 demain, mercredi 19 septembre à 2001. Ami belges et frontaliers, vous avez énormément de chance. D’ailleurs si un bon samaritain me l’enregistre, il aura droit à ma gratitude éternelle plus les frais de port. S’il vous plait !..

Mad Max 2 hier à la télé. J’avais oublié à quel point ce film est incroyable.

Campus

Emission relativement peu intéressante. Guillaume Durand est un être étrange ; il ne peut s’empêcher d’être sous les feux du débat chaque fois qu’il débute une nouvelle émission, alors que la clé de la réussite me semble justement d’adopter un profil bas pour un début qui sera forcément hésitant (c.f. Ardisson, Paul Amar ou Pivot…).

Décidémment, j’aime bien Josyane Savigneau. Elle a rappellé cette phrase de Kundera, évidence entre toutes, que le roman est le territoire de la « suspension du jugement moral &raquo.

Et maintenant, vacances. A dans une semaine.

A part cette conclusion revigorante, journée de daube hier. Je devrais faire un blog pour raconter cette journée et ses probables suites, je l’appelerais : Trop Bon Trop Con.