Fleur Bleue

Il est toujours touchant de se découvrir soudain lu par quelqu’un de talentueux dont on ignorait qu’il eut pu trouver de l’intérêt à nos blablatages. J’ai à transcrire en mots la joie et les remerciements que m’inspire Annie de scriptocentris.org avec son catalogue fleuri de journaux et weblogs, où Everybody’s Weird est associé à la Centaurée Bleuet.

L’hypothétique langage des fleurs dit de la centaurée, selon les sources, qu’elle signifie « Notre amour est du bonheur parfait » [1] ou bien « Sachez que je vous aime toujours » [2], deux témoignages de sérénité qui me ravissent.

Annie, je vais m’employer dorénavant à vous lire avec la constance qui m’a manqué.

Elan citoyen anti-Berlusconi à Rome (Des centaines de milliers de manifestants contre une justice sur mesure).

Nanni Moretti, devenu une sorte de porte-parole des girotondi («rondes citoyennes»), a vigoureusement attaqué le chef du gouvernement : « Berlusconi n’est pas contre la démocratie. Il est étranger à la démocratie. C’est quelque chose qu’il ne connaît pas, qu’il ne comprend pas et qui, dans tous les cas, lui fait perdre trop de temps ».

Le Monde : La passion de Duras dans la maison de Molière.

Alors qu’aucune formalité n’est nécessaire pour mettre une pièce à l’affiche du Vieux-Colombier ou du Studio-Théâtre – dont la programmation dépend du bon vouloir de l’administrateur -, il faut qu’une œuvre soit inscrite au répertoire pour qu’elle soit jouée salle Richelieu. Et, pour cela, il faut que le comité de lecture de la Comédie-Française ait donné son accord…

Dada

Jemisa nous livre une réflexion :

As a – often frustrated – reader, I have the feeling french blogosphere is too much of a journal, not enough about links and the world outside. Is it the culture, stupid ??

…illustrée par une astucieuse citation :

« It’s not for readers — it’s only for participants. »

Le Monde : Le reportage photographique au risque du débat d’idées.

Le décalage était vertigineux entre la glorification du reporter et du métier durant les projections, et le marasme constaté durant le colloque : crise des agences, frilosité visuelle des journaux, standardisation des regards, perte d’influence des photographes, entraves multiples à leur travail. (…)

D’où le coup de gueule sans nuance d’Edgar Roskis, du Monde diplomatique, durant le colloque : « On est passé, en quarante ans, d’un photojournalisme de résistance à un photojournalisme de propagande. » (…)

Ce colloque a provoqué la crispation de Jean-François Leroy [le directeur] qui, sur France Info, le 8 septembre, a déclaré : « Je ne vois pas pourquoi je changerais la formule pour plaire à deux intellos parisiens. »