The Dismemberment Plan is splitting.
What do you want me to say ?
Qui croirez-vous laisser de glace
Dans la blancheur de vos habits
J’ai décacheté ma disgrâce :
Vos cartons de papier choisi
Je serai un fidèle mécène
Il fallait bien qu’adviennent un jour
Au son de Leonard Cohen
Les mariages des anciennes amours
La bouche de Marthe
« La saveur du premier baiser m’avait déçu comme un fruit que l’on goûte pour la première fois. Ce n’est pas dans la nouveauté, c’est dans l’habitude que nous trouvons les plus grands plaisirs. Quelques minutes après, non seulement j’étais habitué à la bouche de Marthe, mais encore je ne pouvais plus m’en passer. »
« Nous croyons être les premiers à ressentir certains troubles, ne sachant pas que l’amour est comme la poésie, et que tous les amants, même les plus médiocres, s’imaginent qu’ils innovent. »
— Raymond Radiguet, Le diable au corps
Pitchfork : Grandaddy Readies Double-Album for ’03 Release
A double-album? Fuck, yeah, that harkens back to a day when life was much simpler, before national forests were littered with broken household appliances; when you didn’t have to de-seed your pot, before Peter Frampton was making lame cameos in rock movies.
Bizarre Love Triangle
Toutes les familles sont psychotiques
Enfin ! Douglas Coupland redevient enfin un écrivain fréquentable avec son All families are psychotic, road-story locale dans les vicinités white-trash de la Floride aérospatiale qui voient une drole de famille de losers chroniques s’embourber dans des retournements de situations improbables.
On commençait à s’en douter, Coupland a abandonné toute ambition de la transcendance, un thème qui avait rendu si proches de leur époque ses quatre premiers livres – lire « chef-d’oeuvres » (de Generation X à Microserfs). Son nouveau dada, ce sont les coïncidences, les allumés, l’improbable qui surgit quand on s’y attend le moins. La transition n’a pas été sans heurts, elle a demandée un très mauvais roman, puis un « moyen sans plus ». Mais aujourd’hui, étonnamment, ça marche, et les pérégrinations de la famille Drummond sont addictives, droles et surprenantes. En passant, on retrouve un brin de critique sociale, épice qui avait disparu de la « recette » Coupland en même temps que le sens de la mesure.
Toutes les familles sont psychotiques a été, une fois n’est pas coutume, traduit en français, et c’est une lecture fort réjouissante, qui fait parfois penser aux récents Bret Easton Ellis (sans le trash parfois grand-guignolesque), et que je recommande — en attendant le prochain Coupland qui sera, peut-être, à nouveau (et enfin !) un chef-d’oeuvre, de ceux sachant entrer en résonnance avec nos vies.
Plus tard : On me signale que le mot « addictif/ve » est un (horrible) anglicisme. Disons qu’entre road-story et losers ça passe, dans ce cas. Mais promis, j’arrête (demain).
Une Place pour de Petites Histoires : le cadeau.
Elle s’est approchée de moi à la fin du cours, et, regardant fixement mes pompes, m’a tendu un paquet enveloppé d’un beau papier brillant, avec un gros ruban rouge.
« Pour vous Madame ».
Criminals sent back to Cambodia by U.S. struggle to adapt
« Starting over ain’t easy, » Samphos says in a distinctly Californian twang. « Man, the only way to kiss a girl around here is to marry her. »
La France d’en Haut
Libération : Mireille, grande d’âme de Calais, article magnifique.
Mireille s’indigne de la fermeture. «Ne vous inquiétez pas Mamie. Tout ça, c’est de la politique, entre Etats. Quand deux éléphants s’affrontent, il y a toujours des fourmis qui meurent écrasées. C’est Jean-Jacques Rousseau qui l’a dit», assure Kâvé. Aras regarde Mireille : «Ah, mamie, de ma vie, je ne t’oublierai pas !» Elle est touchée, s’excuse de ne pouvoir donner plus.
Télérama sur Le Château dans le ciel de Miyazaki : « un (très) pur chef-d’oeuvre. »