Intéressant : Paul Graham : Great Hackers

What do hackers want? Like all craftsmen, hackers like good tools. In fact, that’s an understatement. Good hackers find it unbearable to use bad tools. They’ll simply refuse to work on projects with the wrong infrastructure.

Un article qui me rappelle que je fais toujours ce mêtier pour gagner ma vie, mais que la foi, très franchement, n’y est plus. A mon sens, un des symptomes les plus parlants de la stupidité des décideurs dans ce business, et de la passivité des exécutants, est l’adoption massive des Java Swing. Je ne comprends pas l’intérêt d’avoir à re-coder perpétuellement tant de comportements usuels, et d’une manière aussi contre-intuitive… Quant à la maintenance du code, je préfère jeter un voile pudique sur les interjections qui me viennent aux lèvres. Qualifiez-moi de vieux con.

So it’s not just fastidiousness that makes good hackers avoid nasty little problems. It’s more a question of self-preservation. Working on nasty little problems makes you stupid. Good hackers avoid it for the same reason models avoid cheeseburgers.

Après 24 ans de présence, MSF se retire d’Afghanistan, suite à l’assassinat de cinq volontaires le mois dernier.

L’ONG est restée présente sous tous les régimes depuis l’occupation soviétique, mais

…depuis qu’elle est intervenue en Afghanistan en octobre 2001, la coalition essaie d’utiliser l’aide humanitaire pour servir ses ambitions politiques et militaires, dans l’espoir de « gagner les coeurs et les esprits ». C’est dans ce contexte de guerre que la violence ciblée contre les organisations humanitaires s’est développée.

Dans The Guardian, cette histoire à peine croyable d’un homme qui vit dans l’aéroport de Roissy depuis 1988, mise en images par Steven Spielberg.

Un autre article en français, dans Libération.

Il y a cinq ans, le téléphone a sonné à la pharmacie. Les studios américains Dreamworks voulaient parler à sir Alfred. Le standard de Roissy avait transféré l’appel au poste le plus proche. Sir Alfred a compris l’essentiel : Steven Spielberg voulait tourner un film inspiré de sa vie et proposait d’en racheter les droits. Le contrat fut signé en 2001. Quelques dizaines de milliers de dollars, placés à La Poste.

Nulla dies sine linea

Nulla dies sine linea

Bravo à Stéphane, Delphine et Nicolas qui ouvrent aujourd’hui Via Bloga, une nouvelle solution d’hébergement de weblogs pleine de promesses. Ce petit frère de joueb.com reprend apparemment le même moteur, mais laisse de côté l’aspect communautaire pour se concentrer sur de nouvelles fonctionnalités, dont les très alléchants mot-clés… un emprunt fort pertinent à l’univers Wiki (mais l’équipe prend grand soin de ne jamais prononcer ce gros mot).

La plateforme se présente comme une implémentation des principes du développement durable, du small is beautiful, ce qui la rend très sympathique.

Bonne chance à vous. Le produit a tout pour trouver ses utilisateurs.

Jeanne (Body and Soul) commente un article du Washington Post très instructif sur John Kerry.

Durant plus de deux décennies, le mythe (construit par Nixon) de prisonniers de guerre américains placés en esclavage ou emprisonés à vie au Vietnam et en Asie du Sud-Est a permis aux Etats-Unis de s’arquebouter sur une position intransigeante et de ne pas se poser de questions morales sur cette guerre (1 500 000 victimes vietnamiennes, 60 000 victimes américaines) ou sur les effets des bombardements massifs et autres ingérences US au Laos et au Cambodge voisins.

Kerry prendra alors la tête d’une commission bipartite destinée à trouver enfin la vérité dans ce serpent de mer américano-américain :

Kerry himself oversaw the final rewrite of the 1,223-page report, negotiating words and phrases for more than a week, ultimately arriving at the unanimous conclusion that « there is, at this time, no compelling evidence that proves that any American remains alive in captivity in Southeast Asia. »

Histoire d’O

Histoire d’O

Une belle histoire de livre, une histoire d’amour : I wrote the story of O [en]

L’auteur s’est décrite elle-même écrivant la nuit : « Couchée sur le côté avec un pied replié sous son corps, un crayon de papier dans la main droite.. la fille écrivait de la manière dont on parle dans le noir lorsque les mots de l’amour ont été retenus trop longtemps et qu’ils peuvent enfin s’échapper. Pour la première fois de sa vie, elle écrivait sans hésitation, sans s’arrêter, sans réécrire ou biffer ; elle écrivait de la façon dont on respire ou dont on rêve… elle écrivait encore lorsque les agents d’entretien arrivaient à l’aube dans les rues. »

Dominique Aury, couchée de côté sur son lit et munie d’un crayon et de cahiers d’écolière, n’avait pas l’intention de publier son œuvre. Elle l’avait écrite comme un défi, une provocation et une entreprise de séduction envers son amant, Jean Paulhan.

L’histoire d’une femme de responsabilités qui écrit la nuit, en secret, des pages d’érotisme subversif pour le retenir. L’histoire d’une vieille dame dont la vie a cessé à la mort de l’amant et qui eût l’élégance d’attendre que ses parents meurent pour révèler, à 80 ans, qu’elle fut l’auteur du roman choquant.

[via la muselivre]

Says Me! : Who Jew?

I can remember my mother pointing out famous Jewish folk at a very early age. It must be in the Talmud somewhere. You are required by God to point out all the famous and/or important Jews in the world.

[via anil dash]