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Reconstruction du Baphuon

La République Française, ça n’est pas que la mafia à tous les niveaux, le pantouflage, le racisme « décomplexé », les bombes et 25% d’électeurs fascistes.

C’est aussi, goutte d’eau dans un océan de vase certes, quinze ans de travail qui viennent de s’achever pour reconstruire le Baphuon (« ba-pou’-one»), l’un des plus grands temples d’Angkor, au frais de l’Etat français (c’est toujours ça que le CAC40 n’aura pas). L’exploit est d’autant plus admirable que les 300 000 blocs de grès de cet immense temple-montagne du XIème siècle avaient été démontés dans les années 70 mais l’inventaire correspondant détruit par les Khmers Rouges. L’équipe de l’E.F.E.O. a donc reconstitué un « puzzle en trois dimensions » dont chaque pièce pesait plusieurs centaines de kilogrammes.

France Inter a consacré un très beau reportage de cinquante minutes (écoutable en ligne) à ce monument et aux hommes qui ont participé à son retour à la vie.

(L’image de l’effondrement de 1943 — qui s’est produit en une nuit ! — m’a toujours semblée particulièrement effrayante.)

La musique classique, c’est électrique

Slate.fr : La musique classique, c’est vraiment fantastique.

[A la Blogothèque], nous nous auto-censurions en bons prisonniers du cliché qui veut qu’une très solide culture, supposée grande ou supérieure, soit un pré-requis indépassable pour pouvoir comprendre [la musique classique]. Mais est-ce vraiment un cliché?

Ça parait tout simplement aberrant à première vue. Ça revient à considérer qu’il faut être capable d’identifier chaque sample d’un morceau de hip-hop pour en comprendre le propos, ou qu’il faut avoir été anthropologue à Tombouctou pour comprendre le jeu de Toumani Diabaté.

Mis à part un titre et un chapeau qui me font un peu crisser les dents, mon ex-camarade Alexandre offre là un excellent plaidoyer pour la musique notée, celle qui dure depuis un peu plus longtemps que Robert Johnson et qui doit donc peut-être n’être pas si inintéressante que ça.

Golden Arrow

D’accord, j’ai été injuste il y a quelques semaines avec la Flèche d’Or, qui a apparemment été reprise par une autre équipe, et qui a été réaménagée pour le meilleur : le bar, qui était à trois mètres de la scène au milieu de la salle, a été repoussé tout au fond ; la place disponible s’en est trouvée agrandie ; le son a été grandement amélioré (même s’il reste assez « brutal ») ; et enfin, l’entrée est désormais payante (et le tarif des consommations rendu raisonnable), nous épargnant partiellement toute une faune de soifards pour qui la musique n’était que l’écrin de conversations passionnantes. Reste que j’ignore pourquoi l’entrée/sortie du public se fait toujours à côté de la scène, ce qui aurait pu être aisément changé compte tenu des autres issues déjà existantes.

Quoi qu’il en soit j’avais tort et j’étais en retard : la Flèche d’Or est devenue une salle correcte. C’est une bonne nouvelle dans le paysage sinistré des lieux de musique à Paris.