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Author: manur

Sarkozisme international

Sarkozisme international

New York Times Op/Ed : Worse than death

Professor Landsburg, an economist at the University of Rochester, has calculated the relative value to society of executing murderers and hackers. By using studies estimating the deterrent value of capital punishment, he figures that executing one murderer yields at most $100 million in social benefits.
The benefits of executing a hacker would be greater, he argues, because the social costs of hacking are estimated to be so much higher: $50 billion per year.

Aux Etats-Unis, c’est supposé passer pour de l’humour, tout comme une journaliste américaine (disons, californienne) d’origine française voyait de l’humour lorsqu’un webloggueur se réjouissait ostensiblement de la mort accidentelle d’un de ses collègues laissant femme et enfants.
Mon esprit lamentablement européen peine à céder à l’hilarité.

Quelques mois

Quelques mois

Clap Your Hands Say Yeah! : 8/10
Joann Sfar, Caravan : 9,5/10
Diplo, Favela strikes back : 6/10
M.I.A., Arular : 8,5/10
Dizzee Rascal, Boy in da corner : 7,5/10
Rosie Thomas, If songs could be held : 7/10
The Arcade Fire EP : 7/10
Bang on a can All Stars 2005 : 8,5/10
Okkervil River, Black sheep boy : 7/10

Et le Pocket Revolution de dEUS sort le 12 septembre. 10/10 ?

A/C

A/C

Je lis (enfin!) Greil Marcus (Lipstick Traces), et je le regarde exhumer quelques lignes de Potlatch, le bulletin ronéotypé de l’Internationale Lettriste (1954-1957) :

Les biens non-vendables qu’un tel bulletin gratuit peut distribuer, ce sont des désirs et des problèmes inédits ; et seul leur approfondissement par d’autres peut constituer un cadeau en retour.

Et je me dis qu’il s’agit bien là de ce que font les meilleurs weblogs.

The Deal : There’s lots of loose talk of democratization buzzing around these days

Instead of everyone having a voice, all voices are aggregated into an affirmative yelp — or a howl.

[via NASM]

Peu de choses m’agacent plus dans un débat un peu houleux sur le web que quelqu’un qui me traite de démocrate. Puisque j’ai généralement un avis construit, je dois obligatoirement être un démocrate. Réaliser que son interlocuteur n’est peut-être pas un démocrate, un extrêmiste des masses ronronnantes, est bien souvent un coup de massue théologique pour le quidam de bonne foi.
Très pragmatiquement, les masses n’ont que très rarement raison. (Je veux retenir de Marx un (brillant) cadre théorique analytique, pas une plateforme politique fascistoïde plus ou moins apocryphe). La démocratie est nécessaire, mais elle n’est que rarement la solution de nos problèmes. Les élites, elles, peuvent être pertinentes, ou corrompues. Travaillons à avoir les élites que nous méritons.