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Author: manur

Debriefing

Le souper d’hier (une trentaine de personnes, quand même) a tenu ses promesses d’organisation, de chaleur humaine et… de doutes rémanents.

En ce qui me concerne, j’en retiens surtout des rencontres avec des personnes vraiment attachantes.

Karl est plus critique — je l’avais ressenti à ses silences. Je ne sais qu’en penser. Pour une part, je rejoins ses inquiétudes et son état d’esprit. Bien sûr.

Mais un autre moi pense ceci : Il y aura toujours du business, y compris sur l’Internet, alors ne doit-on pas se réjouir si le business est fait avec de bonnes idées (le weblog) et non plus de mauvaises (la pub, le « branding »). Si, de temps en temps, la langue de bois est remplacée par des conversations ? Quel mal y aurait-il à cela ?

Peut-être la maladresse a-t-elle été d’haranguer tout le monde sur le potentiel « business » du weblog plutôt que de creuser le sujet en petit groupe avec ceux qui étaient ouverts à ce débat ? Comme le reconnait Karl, Christophe est sincère, et c’est son enthousiasme qui a été à l’oeuvre.

Mais la soirée était enrichissante, non ?

Croissance = Bonheur ???

Samedi prochain (le 24/11) : Journée sans achat.

Dans le même temps est disponible en kiosque Casseurs de Pub, la revue des adbusters français. Très belle maquette, fausses pubs hilarantes. Certains articles frisent le gauchisme primaire, mais c’est la loi du genre.

J’ai un dilemne : mardi 27 c’est l’anniversaire de mes deux parents (eh oui, ça arrive !). Je renonce à leur offrir un cadeau samedi parce que l’anniversaire est une fête oppressive, capitaliste et bourgeoise ? Je ne crois pas, ils ont bien besoin de réconfort…

Bon, moi, je ne porte jamais de chaussures de sport. Ca compensera, non ?

Je vois où ça veut en venir, mais je trouve le lien entre l’anti-publicité et l’arrêt de la consommation trop ténu aux yeux du grand public. Je trouverai plus approprié une journée sans pub : lacérage d’affiche, graffitis injurieux, pavés dans les JCDeco, détournements, auto dafé d’une poupée de séguéla à la concorde, voire défilé de citoyens lobotomisés tatoués d’un swoush sur le boulevard Haussman ? La bonne vieille recette situ.

Taré de première

J’ai croisé ce type l’autre jour à une soirée chez Nico, qui m’a recommandé le site. Il s’était jeté sur le saucisson en m’expliquant en quoi il s’agissait d’une stratégie savamment calculée, car du saucisson, il n’en reste jamais à la fin, alors que le reste, si.

J’ai rarement vu un truc aussi barré. Faut explorer toutes les pages, y’a des trucs vraiment terribles. Drôles.

Le plus fun c’est que jusqu’à il y a très peu de temps, je travaillais dans la même boîte que lui (une petite boîte…), et que je ne l’y ai bien entendu jamais vu. Nous, les informaticiens, on ne fréquentait pas les gérants (les traders, quoi). Je commence à comprendre pourquoi.

Etre le premier

Le Parisien est vexé comme un pou : Jean-Jacques Goldman présente son nouvel album avec, comme toujours, « une immense méfiance vis-à-vis de la presse et une farouche volonté de s’adresser directement à son public » — sans passer par le Parisien, donc. Ou alors en vérifiant bien qu’ils vont pas dire de conneries.

D’un autre côté, on le comprend, JJG. Pour que le Parisien ne dise pas de conneries, il faut au minimum qu’il ne publie rien sur lui. Et encore.

Bref.

Sinon, on apprend au détour d’un article que le frère Robert a réussi à négocier 24 % de royalties pour JJG auprès de la maison de disque. C’est énorme, extremement rare. (Voir l’article de Courtney Love d’il y a quelques jours.) Bah… Vaut mieux ça que ça aille dans les poches de Sony.