NY I love you but
Les reportages photo collaboratifs de Pictory sont toujours passionnants. Celui-ci, sur New York, donne envie de déménager sur le champ.
Les reportages photo collaboratifs de Pictory sont toujours passionnants. Celui-ci, sur New York, donne envie de déménager sur le champ.
Ils l’ont dit — Pour ne pas oublier les meilleures phrases de la droite sarkosyste.
Site d’utilité publique.
Hail, Queen of Plants, Pride of Elysian Bow’rs!
How shall we speak thy complicated Pow’rs?
Thou Won’drous Panacea to asswage
The Calentures of Youths’ fermenting rage,
And Animate the freezing Veins of age.
To Bacchus when our Griefs repair for Ease,
The Remedy proves worse than the Disease.
Where Reason we must lose to keep the Round,
And drinking others Health’s, our own confound:
Whilst TEA, our Sorrows to beguile,
Sobriety and Mirth does reconcile:
For to this Nectar we the Blessing owe,
To grow more Wise, as we more Cheerful grow.
Whilst fancy does her brightest beams dispense,
And decent Wit diverts without Offense.
Then in Discourse of Nature’s mystick Pow’rs
And Noblest Themes, we pass the well spent Hours.
Whilst all around the Virtues’ Sacred Band,
And list’ning Graces, pleas’d Attendants, stand.
Thus our Tea-Conversation we employ,
Where with Delight, Instruction we enjoy;
Quaffing, without the waste of Time or Wealth,
The Sov’reign Drink of Pleasure and of Health.
— Nahum Tate, The Tea-Table, from Panacea : a Poem about Tea (1700)
Nahum est aussi le librettiste du Dido & Aeneas de Purcell.
Comme le mode de production moderne les a durement traités ! De progrès en promotions, ils ont perdu le peu qu’ils avaient, et gagné ce dont personne ne voulait. Ils collectionnent les misères et les humiliations de tous les systèmes d’exploitation du passé ; ils n’en ignorent que la révolte. Ils ressemblent beaucoup aux esclaves, parce qu’ils sont parqués en masse, et à l’étroit, dans de mauvaises bâtisses malsaines et lugubres ; mal nourris d’une alimentation polluée et sans goût ; mal soignés dans leurs maladies toujours renouvelées ; continuellement et mesquinement surveillés ; entretenus dans l’analphabétisme modernisé et les superstitions spectaculaires qui correspondent aux intérêts de leurs maîtres. Ils sont transplantés loin de leurs provinces ou de leurs quartiers, dans un paysage nouveau et hostile, suivant les convenances concentrationnaires de l’industrie présente. Ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles.
− Guy Debord, In girum imus nocte et consumimur igni
ShitMyKidsRuined.com “The strongest visual birth control on the market today”
J’ai le plaisir de vous offrir une nouvelle mixtape, “Ghosts”. Vous pouvez l’écouter sur la radio, la télécharger pendant quelque temps (en meilleure qualité), ou simplement jeter un oeil sur la tracklist et la jaquette sur la page des mixtapes. Vous constaterez que, n’ayant absolument aucun talent esthétique ou graphique, j’ai fait appel à de meilleurs que moi.
La sélection ne devrait pas surprendre et guère intéresser ceux qui ont suivi l’actualité indé de ces douze derniers mois ; ce n’est pas son objectif. J’espère qu’elle ne décevra pas les autres.
Blogger coupe la mise à jour FTP. Ciao Canclaux.
Y’en a marre de tous ces polygames qui mettent en péril la nation française. [via rom]
Et ne parlons pas de tous ces roux, y peuvent pas avoir des cheveux comme tout le monde ?
N.Y. Times, A life in Zippers.
Then came the Sept. 11 attacks. “They couldn’t get their goods in,” he said. “That was the end of the business.”
But not for Mr. Feibusch, a prewar refugee from Vienna who overcame not just the Nazis but also Velcro, and opened his business on Dec. 7, 1941, of all days.
New York Magazine — Roger Lathbury, Betraying Salinger :
I scored the publishing coup of the decade: his final book. And then I blew it.
Radical Chic : Pauvre vérité, diamant fragile.
Le « fait » de Zemmour n’est pas une invite à voir la vérité en face, c’est une invite à fermer sa gueule devant la force de l’évidence, et ergo à avaliser le fait que les contrôles au faciès, qui sont théoriquement illégaux, sont une pratique bien naturelle et tellement normale.
L’escadrille de cons qui volent à la défense d’Eric Zemmour à l’aide d’arguments odieux fait peine à voir. Il n’y a qu’un seul argument, et qu’un seul commentaire pertinent, à propos de la sortie du Zemmour, comme de n’importe laquelle de ses interventions publiques, d’ailleurs : la défense de la liberté d’expression. Paraphrasant à peine, j’ai envie de dire : les cons, ça ose tout dire, c’est même à ça qu’on les reconnait. C’est même une justification pratique tout à fait remarquable (à côté des évidentes et décisives justifications philosophiques) de la liberté d’expression.
Ensuite, ce n’est pas parce qu’il a (devrait avoir) le droit de prononcer n’importe quelle idiotie insultante sans risquer son job et son casier judiciaire que nous devons le plaindre et en faire un martyr.
Voilà quand même un Blanc qui vient affirmer que, les statistiques du gouvernement Sarkozy/Fillon (au hasard…) étant ce qu’elles sont, il est normal que les officiers de l’Etat, dépositaires du monopole de la violence physique, pratiquent des discriminations sur les non-Blancs. Que les garants du respect de la loi l’appliquent dans la plus parfaite illégalité. Que le principe de la liberté d’expression serve à justifier le plus jésuistiquement que l’on prenne ses aises avec celui de la présomption d’innocence.
C’est marrant, quand ce sont les conducteurs de grosses cylindrées ou les gros contribuables, les discriminations sont tout de suite beaucoup moins supportables, normales, nécessaires, excusables, naturelles.
Karpo Godina, La cervelle gratinée de Pupilia Ferkeverk :
(Rép. socialiste fédérale de Yougoslavie, 1970)
Musique : Rory Gallagher.
Traduction des encarts.
The Believer, 70th issue (march/april 2010) : « In any case, Brains is a film in which every square inch of the screen is on fire, while the imagined area off-camera reeks of (never actually depicted) sex. »
Avalez du LSD !
(More Karpo Godina to come.)
“La majestueuse égalité des lois interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans la rue et de voler du pain.”— Anatole France
Bel entretien avec Gilles Tordjman chez Pinkcushion. J’ai certainement lu plus de choses de lui, mais je l’identifie surtout pour avoir été la clef de voute de la seule chose digne du papier sur laquelle elle était imprimée qui ait été publiée par Les Inrockuptibles ces sept ou huit dernières années : le hors-série Léonard Cohen de l’été dernier.
Et puis je crois profondément que la presse culturelle française, dont tout le monde constate le déclin inéluctable, n’est pas victime de l’internet, de l’interactivité ou de je ne sais quoi : elle paie simplement le prix de son abyssale médiocrité. Lisez n’importe quel grand article du Times Litterary Supplement, de la New York review of Books, du New-Yorker ou même, pour rester dans la musique, de The Wire : aucun journal français ne peut prétendre boxer dans la même catégorie. En démocratie, on a le gouvernement qu’on choisit, et la presse qu’on mérite, qu’elle s’affuble des oripeaux également réversibles du progressisme ou du conservatisme.
La nullité, comme le chômage, est un choix de civilisation.
Aussi :
Le simple fait qu’un magazine comme Les Inrocks se soit toujours défié de la musique classique, au seul motif que c’était de la « culture dominante » (entendez ici : élitiste, réactionnaire, guindée, etc.) dit beaucoup sur le conformisme de l’anti-conformisme. (…) La « musique classique » reste « un truc de vieux » aux yeux des faux jeunes encore plus vieux. Le jeunisme est décidément une passion de vieillards.
[Merci à Rom.]