Volte-face
manur
18 avril 2008, 20:03
blogging
Tags: kouchner, politique, tibet
Bernard Kouchner, 1993 :
Le Tibet meurt de nos silences. Est-ce un crime de lèse-majesté que d’exiger des autorités de Pékin l’ouverture sur cette zone d’ombre ?
Bernard Kouchner, 2008 :
Soyons honnêtes, entre l’excès de générosité, ou la générosité toute crue, et la prudence par rapport à la politique, à l’économie, au fait qu’on ne veut rien endommager, l’équilibre est difficile. (…) Penser que la politique étrangère se résume à une attitude stricte de suivi de droits de l’Homme, c’est une illusion.
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Abstrait said:
avr 20, 08 at 16:50Les affres de la Realpolitik…
Un idiot de la sécurité said:
avr 24, 08 at 00:55Bien que je n’ai aucune sympathie pour Bernard Kouchner, principalement parce-que le machiavélisme dont il se réclame aujourd’hui ne s’adresse pas aux petit-bourgeois (au sens des Mythologies) et rend invariablement grotesque celui qui n’en saisit pas toutes les subtilités, je n’aime pas trop cette approche qui consiste à mettre en exergue, par effet de contraste, la différence de positionnement idéologique entre deux déclarations d’un même individu à 15 années d’intervalle.Ce travers auquel nous sommes tous soumis ne me semble en effet nullement relever de l’incohérence ni même de la bêtise.
Emmanuel said:
avr 24, 08 at 23:40Ce type a basé sa vie sur l’exposition médiatique de ses indignations (sélectives). Il a fait son cheval de bataille de transformer l’humanitaire d’un engagement porteur de valeurs et d’une réflexion critique sur le monde (mais partant, parfois impuissant, vérité impossible à évoquer de nos jours) vers une approche marketing visant à occuper le plus d’espace médiatique possible, la fin justifiant les moyens (ah, le droit d’ingérence, et l’humanitaire apporté par des militaires blancs). Parlant de quelqu’un qui ouvre sa gueule aussi souvent et aussi puissamment (il est doué là-dedans, comme son nouvel ami et patron, ça ne fait aucun doute), on pourrait s’attendre à ce qu’un tel revirement de valeurs fasse, a minima, l’objet d’un aggiornamento clair. C’est ce qui différencie une évolution intellectuelle d’un sophisme hypocrite. Cela n’a jamais eu lieu à ma connaissance.Je ne sais pas qui a raison, le Kouchner de 1993 qui défend les droits de l’Homme ou le Kouchner de 2008 qui défend le monde tel qu’il est. Il est simplement utile de souligner la médiocrité du personnage.
Un idiot de la séurité said:
avr 26, 08 at 00:19Au moins sommes-nous d’accord sur les modalités pratiques…