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…Le député UMP Patrick Devedjian a estimé qu&#...

…Le député UMP Patrick Devedjian a estimé qu’un départ précipité de Nicolas Sarkozy serait « dangereux » compte tenu des menaces terroristes, soulignant que son éventuel successeur aurait besoin d’une période d’adaptation…

That, more or less, is the short answer to the supposedly...

New York Times : Unhappy Meals

Eat food. Not too much. Mostly plants.

That, more or less, is the short answer to the supposedly incredibly complicated and confusing question of what we humans should eat in order to be maximally healthy. I hate to give away the game right here at the beginning of a long essay, and I confess that I’m tempted to complicate matters in the interest of keeping things going for a few thousand more words. I’ll try to resist but will go ahead and add a couple more details to flesh out the advice.

Excellent article.

Wikipedia : Flexitarianism. “Flexitarians prefer to eat vegetarian food, but make occasional exceptions for social, pragmatic, or nutritional reasons.

Marjane Satrapi parle avec Télérama de l’adapdation...

Marjane Satrapi parle avec Télérama de l’adapdation de Persepolis en film d’animation.

« Je ne suis pas retournée en Iran depuis sept ans, raconte Marjane Satrapi. Je ne veux pas risquer la prison. Mais j’ai parfois le blues. Un vendredi, jour des vols pour Téhéran, je suis allée à l’aéroport, comme si j’allais partir… Et j’ai passé la journée à pleurer en regardant les avions décoller. Cette scène ouvre le film et le reste de l’action est en flash-back. »

De toute façon le vrai est chiant, juste bon pour les...

Radical Chic : Désespoir

De toute façon le vrai est chiant, juste bon pour les experts, autant s’éclater en plongeant dans la lutte avec toute la mauvaise foi du monde, en commençant par sélectionner les faits dans le sens qui nous intéresse (et c’est pour cela que les blogs ne servent à rien d’ailleurs).

Qui a tué Jésus ?

(En fouillant dans les « brouillons » de ce weblog, je redécouvre ce texte de septembre 2004 que, pour une raison qui m’échappe, je n’avais jamais publié. J’ai pourtant la faiblesse de penser qu’il est très bien… Le voici donc.)

Une fois que le déluge est passé, j’ai envie de passer derrière faire un peu de ménage, prendre mon baton de pèlerin (ah ah) et rétablir quelques vérités historiques, histoire qu’on ne reste pas sur de vieilles idées inexactes et dangereuses, par les temps qui courent.

Les « Juifs » n’ont probablement pas tué Jésus.

Malgré ce que peuvent en dire certains passages du Nouveau Testament, écrit par des premiers chrétiens désireux de convertir et d’être accepté dans l’Empire Romain (le prosélytisme auprès des Juifs ayant dans une large part échoué).

Les Juifs n’ont pas de raison d’avoir tué Jésus, car celui-ci se voulait créateur d’un mouvement réformateur au sein du judaïsme, un mouvement plus radical que celui des grands prêtres du temple de Jérusalem qui avaient trouvé un modus vivendi avec l’envahisseur romain, mais en rien « blasphémateur », notion difficile à défendre sous un judaïsme du Premier Temple friand d’exégèses. Ce qui ne l’empêche pas, à mon sens, d’être éventuellement le « Fils de Dieu » si on le souhaite, bien au contraire.

En revanche, les romains eurent de bien meilleures raisons d’en finir avec Jésus, cet agitateur. Pas un « danger pour l’Empire », comme le persifflent les chrétiens d’extrême-droite pour tenter de décrédibiliser cette évidence, juste un chef de bande local. Même si l’on ne sait pas historiquement quel fut le véritable chef d’accusation porté contre Jésus, il est clair que la crucifixion était un procédé typiquement romain.

Alors, pourquoi cette construction a-t-elle pris corps dans les premiers siècles de l’Eglise ? Essentiellement une histoire de crédibilité vis-à-vis de Rome, encore. Paul, et tous les autres à sa suite, vont réorienter leur missionariat envers les « Gentils », les non-juifs, les judéens refusant de croire qu’un homme mort de ce supplice abject puisse être le dernier prophète envoyé de Dieu. Les plus anciennes versions connues du Nouveau Testament sont en Grec, lingua franca des lettrés de l’époque dans tout l’Empire.

Au milieu du deuxième siècle, les chrétiens sont installés à Rome. Dans l’Empire, le judaïsme a statut de religion, il est toléré, contrairement aux croyances « barbares » païennes. C’est une religio licite. L’appellation est tentante pour les chrétiens. Mais pour la mériter, un argument majeur est de disposer d’un corpus écrit d’un grand âge. C’est pourquoi les livres juifs sont repris pour former l’Ancien Testament.

Cependant, les chrétiens ne peuvent cacher l’évidence : les juifs « originaux » ne se reconnaissent pas dans le nouveau courant de pensée. C’est pourquoi ceux qui croient au Christ balanceront pendant de longues décennies avant de trouver un équilibre entre le rejet et le phagocytage des éléments centraux du judaïsme. Cette schizophrénie allait, presque inévitablement, conduire à cette idée que les Juifs ont tué Jésus, et qu’ils ont trahi leur Dieu, qui est désormais le nôtre. C’est l’idée, qu’avec euphémisme on qualifierait de « polémique », de Verus Israel.

Bien évidemment, pour les catholiques romains les plus bornés, tout ce qui est exposé ci-dessus est une hérésie digne du bûcher. Il est difficile de trouver sur le web des textes qui ne soit ni stupidement anti-cléricaux, ni dogmatiques, mais ils existent. La tâche est simplement difficile : vous avez à faire à des gens qui croient le plus sérieusement du monde que l’on peut décider par décret que le Pape a toujours raison.

Quand les Khmers Rouges ont pris la ville de Phnom Penh...

Quand les Khmers Rouges ont pris la ville de Phnom Penh en avril 1975, il restait un seul lieu diplomatique théoriquement bénéficiaire de l’extraterritorialité au Cambodge : l’Ambassade de France. Mais celle-ci n’était plus qu’un Consulat depuis la rupture des relations diplomatiques avec le gouvernement putschiste pro-américain qui avait pris le pouvoir quelques années auparavant. En plus du Consul, les affaires courantes y étaient expédiées par moins d’une dizaine de fonctionnaires français.
Lorsque les KR entrèrent dans Phnom Penh, tous les étrangers se réfugièrent donc à l’Ambassade de France, mais également de nombreux locaux, dignitaires du régime, membres de la noblesse ou simples Cambodgiens des villes, tous bien conscients que leur origine sociale et économique en faisaient des ennemis de classe des vainqueurs.
Le Monde, la semaine dernière, évoquait les derniers jours de l’ambassade, lorsque pour s’assurer de la sécurité des ressortissants étrangers durant le convoi qui les rapatrierait en Thaïlande, le Consul (sur ordre du Quai d’Orsay) remit aux Khmers Rouges tous les cambodgiens qui avaient cherché refuge (illégalement) sur le territoire français de l’ambassade.
Cela pose des questions graves : on ne saura jamais si les étrangers auraient pu quitter en vie ce pays sans cette lâcheté de la France. Le devoir du Consul était avant tout de protéger ses ressortissants, et il l’a rempli. Cependant, livrer les dignitaires engagés politiquement (et militairement) contre les vainqueurs était une chose ; livrer tous les « anonymes » qui s’étaient réfugiés dans l’ambassade, dont pas un n’a survécu, c’est au-delà de l’indignation.

Ce qui me marque le plus est le télescopage médiatique entre cet article et un autre sujet, abondamment commenté la semaine passée : la reconnaissance officielle des Justes français, qui au mépris du danger posé à leur propre vie et celle de leur famille, ont sauvé des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale.
Il y a deux formes de réactions face au totalitarisme. On aurait aimé penser que l’élite de la République, éduquée dans nos meilleures écoles, eût été capable de la seule qui soit morale.

Pandora est une webradio dont le programme s’adapte...

Pandora est une webradio dont le programme s’adapte à vos goûts déclarés et à vos réactions aux morceaux passés. Le concept n’est certes pas unique, mais c’est pour moi sur ce site qu’il est le plus réussi. Je ne vais pas souvent sur Pandora, mais chaque fois que je m’y rends, la sélection m’y plait.

Vous pouvez écouter ma « Manur’s Radio« , paramétrée pour passer les choses que j’aime.

Fluctuat Partis de Campagne : C’est le ministre qui...

Fluctuat Partis de Campagne : C’est le ministre qui était moyen

653 euros représente le revenu en dessous duquel se trouve la tranche de 10 % de personnes seules les plus pauvres (le premier décile).

849 euros est le revenu tel que 20 % des personnes seules gagnent moins.

2 148 euros est le revenu au-dessous duquel se situent 90 % des personnes seules (10 % des personnes seules gagnent donc plus).

Quant aux couples sans enfants, 90% avaient un revenu mensuel disponible inférieur à 4000 euros et prés de 80% des couples avec deux enfants gagnaient moins de 3800 Euros par mois.

Aujourd’hui, 17 janvier 2007, aucune « classe moyenne » ne se situe à 4000 euros nets.

(INSEE, Revenus Fiscaux 2004)

Les nominés des Big Brothers Award France 2006 (&ldquo...

Les nominés des Big Brothers Award France 2006 (“ institutions, sociétés ou personnes s?étant distinguées par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus ”).
Dans la catégorie « Prix Voltaire », les insoumis du fichier génétique (FNAEG) :

Depuis la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure de 2003, une centaine de délits obligent à se soumettre au prélèvement génétique. Limitée, à l’origine, aux infractions sexuelles, la législation concerne aujourd’hui les meurtres et les cambriolages, les vols simples, les tags ou les dégradations. Même les participants des manifestations anti-CPE condamnés pour rébellion ou outrage sont concernés !

Loïque Jemeur : Sucer, sucer, il en ressortira toujours...

Loïque Jemeur : Sucer, sucer, il en ressortira toujours quelque chose!

Instituer la culture du débat à l’UMP, je reconnais que c’est un sacré challenge! Mais ça ne me fait pas peur! D’ailleurs rien ne me fait peur! J’ose tout! C’est même à ça qu’on me reconnaît!

Ces liens rendent le chimiste raté en moi complètement...

Ces liens rendent le chimiste raté en moi complètement fou : et (des matériaux aux propriétés contre-intuitives).

L’accumulation de boulettes par Ségolène Royal...

Versac :

L’accumulation de boulettes par Ségolène Royal semble répondre à une stratégie, qui vise à les distiller pour occuper densément le terrain médiatique tout en s’imposant comme victime de l’establishment. tout le monde rit de la bravitude, de ses bourdes sur X et Y : elle est présent, s’en fiche, et le citoyen retient qu’elle est « comme nous » et que tous ces énarques feraient bien de se la fermer. C’est du grand art.

[via embruns]

Ruined Music / Alan Lulu : I will never cry at night again...

Ruined Music / Alan Lulu : I will never cry at night again

Then I heard a song called “Coin-Operated Boy” by the Dresden Dolls. A post modern cabaret punk tune from an unknown Boston band. Beautiful and precise with exactly the kind of lyrics that a preteen about to hit the hormone highway could love. And she did. She devoured the entire album.

« Pope Benedict [XI] sent one of his courtiers into...

« Pope Benedict [XI] sent one of his courtiers into Tuscany to see what sort of a man [Giotto] was and what his works were like, for the Pope was planning to have some paintings made in Saint Peter’s. This courtier, on his way to see Giotto and to find out what other masters of painting and mosaic there were in Florence, spoke with many masters in Sienna, and then, having received some drawings from them, he came to Florence. And one morning going into the workshop of Giotto, who was at his labours, he showed him the mind of the Pope, and at last asked him to give him a little drawing to send to his Holiness. Giotto, who was a man of courteous manners, immediately took a sheet of paper, and with a pen dipped in red, fixing his arm firmly against his side to make a compass of it, with a turn of his hand he made a circle so perfect that it was a marvel to see it. Having done it, he turned smiling to the courtier and said, “Here is the drawing.” But he, thinking he was being laughed at, asked, “Am I to have no other drawing than this?” “This is enough and too much,” replied Giotto, “send it with the others and see if it will be understood.” The messenger, seeing that he could get nothing else, departed ill pleased, not doubting that he had been made a fool of. However, sending the other drawings to the Pope with the names of those who had made them, he sent also Giotto’s, relating how he had made the circle without moving his arm and without compasses, which when the Pope and many of his courtiers understood, they saw that Giotto must surpass greatly all the other painters of his time. »
— Giorgio Vasari, Lives of the Painters, Sculptors and Architects

Du Jihad ou de l’Art de couper les cheveux en quatre

Sayyid Qutb (1906-1966), “The America I Have Seen”, Al-Risala (Egypte), 1951 (traduit de l’Arabe) :

In summary, anything that requires a touch of elegance is not for the American, even haircuts! For there was not one instance in which I had a haircut when I did not return home to even with my own hands what the barber had wrought, and fix what the barber had ruined with his awful taste.

Sayyid Qutb vous est probablement inconnu, mais c’est un des intellectuels phares du fondamentalisme musulman (« islamique », disent les handicapés de la syntaxe). Il militait dans son pays (l’Egype) pour l’instauration de la Sharia, la destruction de ce que les gens comme lui nomment « l’influence occidentale », et avait un poste important au sein du délicieux parti des Frères Musulmans. Il pensait que le libre-arbitre est une chimère, placer aveuglément son existence dans les pas de Dieu étant la seule voie raisonnable. Le sommet de son œuvre théorique est constitué de deux publications : les 30 volumes de « Dans l’ombre du Coran », une exégèse exhaustive du Livre Révélé, et les « Jalons » (Ma’alim fi-l-Tariq), son dernier ouvrage. On répète habituellement qu’il a influencé toute la pensée djihadiste moderne, Ben Laden ayant par exemple évolué dans des cercles proches de son enseignement à Djeddah, Arabie Saoudite. Couronnons ce portrait en signalant que la deuxième influence la plus importante revendiquée dans l’œuvre de Qutb (après le Coran) est Alexis Carrel, le médecin français de l’entre-deux-guerres, nobélisé et farouche partisan de l’eugénisme, du pétainisme et du nazisme (démonstrations chez Existential Space et Newsrack).
Sayyid Qutb n’est pas un gars « marrant » ni sympathique, même si le fait d’avoir été assassiné par Nasser en 1966 à la suite d’un procès que certains considèrent comme digne de Moscou n’est pas la meilleure idée qu’a pu trouver le gouvernement libéral égyptien pour résoudre le problème.

Le très bon magazine littéraire américain The Believer (publié par les gens de McSweeney’s) est revenu il y a quelques semaines sur Qutb : The Tourist who influenced the Terrorists (sous titré “How one Egyptian’s bad haircut from a Greeley, Colorado, barber in 1949 provided the ideological fuel for 9/11”). Allez le lire, c’est tordant.
Car pour s’autoriser à parler avec autant de virulence des Etats-Unis, notre intellectuel y a séjourné deux ans, en bourse d’étude dans une bourgade universitaire du Colorado. De retour en Egypte, il y a rédigé le compte-rendu cité ci-dessus pour une revue académique, se libérant de deux années de frustrations subies dans ce milieu si différent du sien. Par exemple, pour y illustrer ses préjugés sur l’intolérable (et blasphématoire) promiscuité sexuelle dans l’Empire du Mal, Sayyid en vient à décrire ainsi ces lieux de débauche que sont les clubs de danse paroissiaux : «The atmosphere was full of desire.» (Il est clair qu’il aurait été difficile de trouver plus orgiaque au cœur du Midwest à la fin des années 40.)
L’article de Qutb a été redécouvert au sein d’une anthologie intitulée « America in An Arab Mirror: Images of America in Arabic Travel Literature« . Il est le plus caricatural, mais loin d’être le seul à révéler la parfaite symétrie entre l’Orientalisme occidental décrit par Edward Said et l’idiotie réciproque des intellectuels orientaux en goguette à l’Ouest. Même approche condescendante du voyageur qui juge l’Autre à partir des critères de sa propre civilisation, considérée comme modèle unique et insurpassable.

On peut considérer l’histoire comme amusante et anecdotique, ce qui montre déjà que l’on a le sens de l’humour. Mais j’ai tendance à y voir également l’illustration que les grands problèmes du monde sont souvent imputables à de parfaits idiots capables de s’affubler du ramage et du plumage intimidants d’un Savoir vide de rationalité.

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